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Hugues AUFRAY -
new yorker |
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Quand on a une carrière qui couvre pratiquement 3
générations, il est parfois bon de remettre les pendules à la bonne
heure, celle qui ne se contente pas de clichés convenus et
caricaturaux. Je ne me suis pas remis du gloussement de pintade
d’une parleuse de France Inter quand un invité a évoqué Dylan et
Hugues Aufray. Et malgré l’argumentation fondée de Thierry Frémeaux,
la pintade est restée sur son a-priori. Voilà qui suffit à me
discréditer à jamais l’émission qu’elle co-anime. Ce mouvement
d’humeur passé, car qui aime bien chatouille bien, même pour ma
radio favorite, il me semble intéressant de revenir sur Aufray et
Dylan, et cet album New-Yorker. Car j’ai entendu aussi
des bouts de commentaires laissant entendre qu’il y a une sorte
d’opportunisme à refaire un album sur Dylan. Je dirais plutôt qu’il
y a un devoir de reconnaissance, ou de mémoire, étant donné que la
mémoire n’est pas ce qui se porte le mieux dans les salons new âge
du web. Pour pas mal de gens, la vie a commencé ce matin ; et hier,
c’est has been. Quand on a écrit « nul » « has been » et « daube »
on a l’essentiel du vocabulaire de beaucoup d’internautes dans les
forums chanson. C’est d’une indigence affligeante. Ensuite, ce sont
les chiffres de vente qui font la discussion, ou le voile que Diams
porte depuis quelques mois. Et la musique dans tout ça ? Elle est
réduite aux sous-vêtements de Britney Spears, ou au mini short de
Lady Gaga...
Bob Dylan, dans les années
60 a été le plus
formidable capteur des temps qui changent, il était immédiatement
dans les vents nouveaux qui commençaient à balayer les vieilles
poussières de l’Amérique ; il était dans les courants qui voyaient
d’un œil moins complaisant le sauveur du monde vouloir imposer l’american
way of life et le bizness qui va avec, au détriment de valeurs
morales que les habitués de la Bible oubliaient volontiers quand
leur intérêt financier était en jeu. Un peu comme ces marchands du
temple que ce trublion de Jésus a virés à coups de sandales dans le
fondement.
Hugues Aufray a découvert Dylan en 1960 aux USA, et quand
il a envisagé de l’adapter en français, en pleine émergence des faux
rebelles du french rock et des yé-yés en éclosion, il y avait une
audace certaine dans cette démarche. D’autant qu’elle a été menée à
bien avec exigence et respect de l’auteur. Pierre Delanoë et Aufray
ont envoyé les traductions adaptations de chaque chanson à Dylan,
qui les a avalisées, toutes, y compris celle de Tambourine man,
traduit en Homme orchestre, ce qui n’est pas le sens original
de l’expression dans l’argot de New York à l’époque. Mais Dylan a
trouvé le quiproquo amusant et a laissé « l’homme orchestre »
faire sa route.
Refaire un album Dylan en 2009, n’est sans doute pas
superflu, pour ceux qui ne savent rien d’autre de Dylan que ce sont
de vieux vinyles dans l’armoire de grand papa. Les temps changent,
toujours.
Et le sort et
les dés maintenant sont jetés
Car le présent
bientôt sera déjà passé
Un peu plus
chaque jour, l'ordre est bouleversé
Dans cet album, Hugues Aufray a convié quelques collègues,
chacun ayant une chanson de Dylan dans son histoire, chacun ayant un
salut à donner à Bob de New York, avec celui qui est l’un des plus
légitimes pour cet exercice. Hasta luego , baladin, la route
continue.
Assis au bord
de la rivière,
Mes rêves
suivent leur chemin,
Mais quand je
pense qu'il y a sur terre
Deux enfants
sur trois qui ont faim,
Moi, j'ai le
cœur gros.
Les temps changent ? Pas tellement finalement.
Norbert Gabriel |
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CENTRE DE LA CHANSON
- 20
ans |
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Le Centre de la chanson
présente dans
le cadre des Lundis de la chanson
20 ans, le
spectacle anniversaire
avec la fine fleur de la chanson, de Anne Sylvestre à
Jacques Yvart, avec une pléiade d’artistes, voyez l’affiche :Anne
Sylvestre, Presque Oui, Elsa Gelly, Jacques Yvart, Cristine, Hervé
Lapalud, Michèle Bernard, Gildas Thomas, Bernard Joyet, Gilbert
Laffaille, Aël, Michel Lascault, Pascal Mary, MC Soulard, Gilles
Roucaute, Francesca Solleville, Katrin’ Wal(d)teufel, Béa Tristan,
Xavier Lacouture, Chtriky.
Une soirée exceptionnelle pour fêter une histoire partagée
depuis vingt années avec les artistes, les adhérents, le public.
Vingt ans d'une aventure passionnante qui se poursuit de jour en
jour avec de nouvelles rencontres… Un anniversaire en chansons avec
la complicité de 20 artistes qui ont jalonné ce parcours.
Lundi 23 novembre à 20h précises Vingtième Théâtre 7, rue
des Platrières - Paris 20e
Réservations : 01 43 66 01 13 (Théâtre) - 01 43 52 20 40
(répondeur)
Entrée : 20 € (plein tarif) - 15 € (adhérents sur
présentation de leur carte 2009)
www.centredelachanson.com |
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COURGE
de Mattt Konture |
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Sont-ce les potirons et autres curcubitacées de saison qui
m'ont rappelé l'existence de Courge et fait réaliser que j'avais
omis d'en parler, dans la série "ces vieilleries douteuses dont on
ne saurait se passer" ? Si vous êtes équipés depuis toujours en
Dolby Surround Effect à triple enceinte giratoire pour un meilleur
rendu acoustique du moindre son enregistré et si vos oreilles vous
démangent atrocement au moindre grésillement insinueux mais
néanmoins perceptible, passez votre chemin, ceci n'est pas fait pour
vous.
Mattt (avec trois "t" oui, c'est exprès) Konture est
surtout connu pour être un des 6 fondateurs de l'Association,
éditeur de BD. Ses dessins sont remplis jusqu'à la garde de
gribouillis complexes, de mots, de détails, l'image est saturée, ce,
même en noir et blanc, le graphisme à l'Allemande expressionniste
laisse peu de repos à l'oeil et l'on ressort tout tourneboulé après
une seule page lue, ou plutôt déchiffrée, décodée, comme un écheveau
de laine emmêlée qu'il faut patiemment transformer en pelote.
Sa musique n'est guère plus facile d'accès. Elle est
réservée aux amateurs de bruits (fans de Caroliner, unissez-vous !)
de garage vraiment bricolé dans le garage, de déconne entre potes un
dimanche pluvieux, de surf sur les volutes épaisses du cannabis,
voire d'autres substances que même les Américains n'oseraient
légaliser, fussent-elles palliatives. Courge se change en carrosse,
à destination du joyeux pays du Porte Nawak, pour qui aime voyager
de manière chaotique et imprévue. Tout comme ses dessins, sa musique
est amplement saturée, il faut s'y reprendre à plusieurs écoutes
avant de saisir les textes. Ceux-ci sont tout aussi déjantés, bien
que dignes du Fool On The Hill des Beatles. Je la ressors encore
celle-là, mais les doux dingues, qui savent que les vrais fous sont
ceux qui détruisent la planète, pour quelques bouts de papier
virtuels au fond d'un coffre inaccessible, ces doux rêveurs qui
dénoncent depuis leur bout de jardin les pollueurs et autres
saccageurs d'humanité et du reste, ceux-là, malgré leurs airs
"largués" ont toute ma sympathie.
Je pourrais vous narrer l'histoire de Salive ou des seins
d'Agathe, afin de vous prouver que le bonhomme sait de quoi
qu'est-ce qu'il cause et que sous ses interminables dreadlocks son
cerveau n'en finit pas de voir ce triste-monde-malade tel qu'il est,
tout en se gaussant allègrement des plus noirs sujets, on a mieux à
faire que de pleurnicher.
Je pourrais vous décrire les envolées de guitare psyché-Shadows-attention-les-Apaches-débarquent-en-Harley.
Ou encore vous dire le spectacle brouillon et attachant
qu'offre Courge en concert.
Mais quoi que je puisse faire, je serai toujours en
dessous. Allez décrire les bulles qui explosent à la surface d'une
marmite. Je veux dire toutes les bulles dans leur précise et
fulgurante apparition. Impossible. Donc si vous avez 5€,
commandez-vous Cosmic Potiron et bon voyage !
Leslie Tychsem |
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EIFFEL
- à tout moment la rue... |
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De tous temps la
chanson s’est partagée entre libelles de rues et de révoltes, et
chansonnettes à boire ou à danser. Les deux ont leur rôle à jouer
dans la vie et l’humeur du peuple.
Une chanson non
engagée est-elle forcément dégagée de ce qui se passe autour de
nous ? Le débat est permanent entre ceux qui bottent en touche en
disant qu’il y a les facteurs pour les messages, (Olivier B ???) et
ceux qui mettent un peu de vie rebelle dans leur art, et un peu
d’art dans la vie quotidienne, choisis ton camp camarade ! Quand « y
en a marre » la rue porte les échos de quelques chansons qui
carmagnolent molto vivace... En réponse à la fracture sociale et au
zéro SDF, à tout moment la rue peut dire « y en a marre » des
palinodies électorales jetées aux oubliettes le lendemain du
scrutin. Alors salut au groupe Eiffel pour ce tonique libelle,
musicalement impeccable, adéquation réussie entre un texte bien
écrit, sans démagogie de bazar, et une musique qui porte les mots
avec puissance, et qu’on dédie à tous ceux qui ont envie d’entendre
que la résignation n’est pas obligatoire.
L’album est sorti
en Octobre, je dis bien l’album, pas seulement cette chanson, et
n’hésitez pas, Eiffel chante beaucoup dans tous les
coins de France, c’est dans l’air comme un chant salutaire,
nécessaire, vital.
A chacun de nos souffles
Au moindre murmure des bas fonds
C'est dans l'air comme un chant qui s'étrangle
Que d'un pavé de fortune
Contre le tintamarre du pognon
A tout moment la rue peut aussi dire non
C'est un pincement de lèvres
Et la peur qui perle d'un front
La faune et la flore à cran en haillons
Et l'éclat de nos palpitants
Dans l'ombre du marteau pilon
A tout moment la rue peut aussi dire non
Rien à dire
d’autre, achetez cet album, offrez-le, partagez, « La poésie
n’est pas que belle ; elle est rebelle » (Julos Beaucarne)
Norbert
Gabriel
www.eiffelnews.com
PS: vous trouverez ici une interview
d'Eiffel bien balancée
www.bakchich.info/A-tout-moment-EIFFEL-s-obstine-a,09281.html |
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FEMMES EN PERIL...
MOMENTANEMENT
- d'andré halimi
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L’école de
Vanina Michel est fondée sur le principe fondateur de La Compagnie
Lubat, en résumé : ne pas refaire aujourd’hui ce qu’on a fait la
veille. C’est aussi l’école du jazz.
Si on devait
rattacher cette création, on pourrait la relier aux spectacles du
Groupe Octobre, quand la bande à Prévert allait à la rencontre du
peuple avec des soirées mêlant des monologues, des chœurs parlés, et
des chansons. Ici, Vanina Michel, et André Halimi proposent
différents portraits de femmes, en textes ou en chansons, avec la
complicité scénique de quelques compagnons fidèles comme Denis Van
Hecke le plus farfelu des violoncellistes, virtuose de l’instrument
et du gag improvisé.
Dans ce
spectacle à l’humour corrosif, Vanina Michel passe avec une aisance
et un plaisir contagieux du théâtre à la chanson, à
l'improvisation. Ces monologues de femmes, (écrits par un homme)
ponctués de musiques, ont des allures de dialogue, d’appel à
l’autre. Femmes en péril, elles l’étaient, mais rien
ne leur plaît autant que la lutte, le combat. Et avec l’humour comme
allié, elles rejaillissent et envoient un message tonique au-dessus
des nuages.
Un hommage aux
rêveurs qui ne se rendent jamais, à ceux qui s’engagent, à ceux qui
se relèvent toujours après une chute, qui sont toujours prêts
à reprendre leurs batailles et leurs rêves. La vie n’a pas
d’âge! C’est une histoire pour tout le monde, hommes, femmes,
enfants, jeunes, vieux… Elle parle de la vie, d’une vie qui vaut la
peine d’être vécue, jusqu’à la fin, s’il y a une fin.
Adaptation
musicale, mise en scène et interprétation : Vanina Michel
Monologues de
femmes, entrecoupés de chansons le thème "la vie n'a pas d'âge" avec
Vanina Michel au piano, entourée de Pierre HEISS (basse) Denis VAN
HECKE (violoncelle) et invités surprise
AU THÉÂTRE DU
PETIT SAINT MARTIN 17 rue René Boulanger.75010 PARIS (Métro
Strasbourg St Denis / République) - 5 rendez-vous exceptionnels à
ne pas manquer : (pouvant se prolonger) les lundi 9, 16, 23, 30
Novembre et lundi 7 décembre 2009 à 19H |
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Bernard JOYET et Nathalie
MIRAVETTE -
de concert |
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Que vous dire de plus que c’est un des spectacles les plus
réussis de cette année 2009 ?
L’Européen ce fut un triomphe, c’est drôle, impertinent,
intelligent, iconoclaste, d’un humour acidulé et sans tabou.
L’humour décapant, l’humanisme à fleur de peau de l’un, la
fantaisie malicieuse de l’autre, c’est la garantie d’une soirée
débridée, drôle, émouvante, et formidablement tonique.
Le spectateur a le sentiment gratifiant de rire
intelligemment, sans démagogie complaisante, et l’écriture est
toujours d’une précision et d’une exigence exemplaires.
Amoureux de la langue, des mots, qu’il courtise avec une
gourmandise jamais rassasiée, Joyet passe dans tous les registres de
la chanson, et avec sa partenaire de scène, c’est un jaillissement
permanent, de verbe truculent, de phrases primesautières, d’envois
magistraux, adornés des interventions naïves, narquoises, et
pédagogiques quand Nathalie Miravette nous éclaire sur des
étymologies gréco-latines d’un mot un peu recherché, car Bernard
Joyet jongle avec les mots et les langages en virtuose érudit, je ne
résiste pas au plaisir de vous livrer cet extrait particulièrement
délectable.
(Ragga abscons)
J’ai quelque
rimbobo de voir le peuple heureux
Quand les mots
rarescents de mes chansons l’engantent...
Glossographe
averti, métromane ubéreux,
Je veux lui
impétrer la belle paraguante.
Et si,
bredi-breda, pour t’emberlucoquer,
Public chéri,
j’usais d’un canulant babil,
Désheuré,
défléchi de me voir forligner,
Rogneux, tu
gaberais mon verbiage labile!
En d’autres
termes, tu ne me comprendrais pas...
Qu’il soit gérontophile, ou père putatif de Lucy la
néo-bipède humanoïde, Bernard Joyet voltige dans tous les états de
l’auteur pluri disciplinaire dont la plume s’est bien trempée dans
des encres cyranesques, pas de concessions, pas de servilité, pas de
facilité, mais du style et du tempérament. Il s’est acoquiné,
depuis quelques saisons avec Nathalie Miravette, pianiste
polymorphe, partenaire de scène pleine d’imprévu.
Donc, pas d’hésitation possible, vous pouvez convier votre
famille, vos amis, vos amants et maîtresses, vos voisins, vos
collègues, voire vos ennemis, qui constateront que vous êtes des
gens de bon goût, et, en groupe en ligue en procession, cap sur le
théâtre Clavel, car il y a des tarifs préférentiels pour les
familles nombreuses, les tribus aléatoires, les accointances
occasionnelles, les groupes et troupes et autres apparentements
d’humains vivants.
Répondez à l’appel !
Norbert
Gabriel
APPEL A SOUSCRIPTION POUR BERNARD JOYET ET NATHALIE
MIRAVETTE AU THÉÂTRE CLAVEL A PARIS DU 24 NOVEMBRE AU 31 DÉCEMBRE
2009... à 19 h 30 car en groupe en ligue en procession, les tarifs sont
modestes, 10 € par 10 places, et hop !
Théâtre Clavel
- 3, rue Clavel à PARIS (75) |
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KENT
- panorama |
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Ce n'est pas exactement un live...même s'il traduit
l'esprit d'une tournée...
Ce n'est pas vraiment une compile... ça n'en a pas la
vocation...
Ce n'est pas tout à fait un nouvel album dans le sens où beaucoup de
titres sont des versions inédites d'anciens morceaux agrémentés de
nouvelles chansons...Quelle est la différence entre un publicitaire
et un artiste ? L'artiste n'en fait qu'à son ressenti et sort des
morceaux choisis sans obéir aux lois du marketing triomphant. Et
tant mieux, ça évite la lassitude de tous les protagonistes... Nul
"j'aime un pays", ni "à quoi rêvons-nous" ou "allons z'à la
campagne" trop attendues et entendues...
De mue en mutation, Kent se réapproprie des épisodes de sa
vie musicale...s'il jette un oeil dans le rétro, il ne s'arrête
pourtant pas d'avancer... il a la bougeotte et on le retrouve là où
on ne l'attend pas... "Une ville à aimer" pour donner le ton, avec
des guitares de toutes sortes, en contrepied de l'éternel accordéon
de la campagne... il assume certaines starshooteries et les sublime
avec humour, tendresse, profondeur... et puis, Kent sait
s'entourer... toujours le très prisé Fred Pallem à ses côtés et
quelques amis, sans arrangement frauduleux de maison de disque (et
pour cause, avec cet album, il s'en passera), sans obscène name
dropping (l'art de glisser des noms connus pour en mettre plein la
vue)... chaque participation cache une histoire humaine plus ou
moins surprenante... Suzanne Vega, Dominique A, Arthur H, Barbara
Carlotti, Calogero...(voir les vidéos signées Jil Caplan et le
journal de l'album sur
www.kent-artiste.com/06journal/journal-Panorama.php
Visuel épuré genre fiche anthropométrique 2009, zoom
arrière sur plus de 30 ans de création, toujours le refus de l'ennui
et de la facilité... Kent est fidèle à lui-même, à son exigence...
l'atmosphère est parfois pesante lorsqu'il s'agit de produire un
nouvel album mais l'optimisme est de mise et attire le public...
comme dirait Benjamin Biolay qui n'est pas l'arrogant nombriliste
que les médias voulaient le faire croire "Kent est une référence de
la chanson, dans chaque album, il y a des textes incroyables, je
suis persuadé que son talent va être reconnu à sa juste valeur, ça
prend du temps, il a toujours été un précurseur !"
Valérie Bour
Kent en concert le 19 novembre 2009 -
La Cigale 75018
Paris (invités : Barbara
Carlotti,
Arthur H,
Agnès Jaoui,
Suzanne Vega...etc...)
et en tournée, toutes les infos sur
www.kent-artiste.com |
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Isabelle MAYEREAU
- hors piste |
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Une classe hors pair, une élégance
naturelle , des mots et des notes dans des bleus délicatement ourlés
de dentelles et de sentiments parfois acidulés et des arrangements
d’un raffinement rare. Isabelle Mayereau, c’est toujours ces mots
écrits sur papier d’Arménie, aux parfums de nostalgie tendre,
d’enfance rêveuse, des guitares qui swinguent sans outrance, juste
le bon tempo, souple, subtil, à vous envelopper dans des sortilèges
familiers, des caresses de notes et de mots pour soirée au cœur de
l’intime. Et L’Archipel sera un écrin tout indiqué pour présenter ce
nouvel album en 3 concerts partagés.
Norbert Gabriel
www.isabellemayereau.com
Et à la radio Sous les étoiles France
Inter 12/11/2009 Isabelle Mayereau (émission est disponible en
écoute à la carte)
sites.radiofrance.fr/franceinter/em/souslesetoilesexactement/archives.php
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Jean-Louis
MURAT - le cours
ordinaire des choses |
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On n’a pas assez confiance de ce que nous sommes en France.
Certes la Présidence de la République n’arrange rien pour nous
donner du crédit auprès de nous-mêmes. Alors il faut aller chercher
ailleurs avec qui l’on voudrait manger pour un diner presque-parfait
vu de l’hexagone. C’est peut être ce qu’a voulu faire Jean-Louis
Murat. Expatrier sa souche auvergnate sur des terrains étrangers.
J’ai le Watermarked CD 521 de son prochain album : « Le Cours
Ordinaire des Choses ».
En partant à Nashville pour enregistrer son nouveau disque
on pouvait craindre le complexe d’infériorité du petit français. Le
studio rempli de requins pointant leurs chèques en appelant Jean-Lou
« The Boss » afin de lui faire plaisir. Mais ce qui ressurgit de ses
chansons c’est l’âme américaine en bienfait à la poésie romantique.
Depuis une bonne année et 3 CD, Mumu retournait loin en arrière sur
les plaines du troubadour moyenâgeux, faisant parfois le bouffon à
la télé, perdant au passage une exposition de sa musique, épurant
peut être trop ce qui nous plait en lui : le mariage singulier du
fond et de la forme. S’il chante ici sur un middle-tempo « Chanter
Est ma Façon d’Errer », il semble avoir retrouvé la route pour
admirer les coyotes de la route 66 autant que les loups de
Clermont-Ferrand. C’est son destin d’être continuellement géo
localisé. De la même manière qu’on plonge Johnny dans le bain
fangeux du rock vu d’ici, Murat est un auteur confidentiel pour
esthètes soyeux. C’est oublier « Mustango » (il y a si longtemps
déjà) qui préparait celui-ci. En écoutant « Lady Of Orcival » on
comprend comment lui-seul peut marier les cordes et les slide guitar
sans qu’il y ait fracture ou décalage horaire d’avoir traversé
l’Atlantique. Cet album est un passeport pour admirer les grands
espaces. Dès l’ouverture par « Comme un Incendie » Murat en french
cow-boy nous fait monter dans sa diligence et claque du fouet pour
partir au galop sur 11 titres. L’Amérique a réveillé l’artiste qui
somnolait dans son jus. La conquête de l’Ouest fait du bien à ses
compositions. Le petit clin d’œil à Elvis sur « Falling In Love
Again » nous permet d’affirmer qu’il n’y a pas mieux qu’un métissage
consommé pour rendre le bonheur d’aimer. I love vos songs Jean-Louis
!
Pierre Derensy |
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The
RUBY SUNS - sea lion |
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Un Etats-uniens
qui part vivre en Nouvelle Zélande, et voilà toute l'histoire du
lever des Ruby Suns. Leur second album est tout à l'image de cette
migration aux Antipodes. Le premier morceau se charge de vous
hypnotiser, sans décollage ni trajet vous voilà transporté...
Rythmes pour vahiné sous perf' de caféine, de quoi vous trémousser
sans escale sous un soleil radieux, quand bien même vous n'auriez
que le plus terne des salons comme plage de sable fin. Le son vibre
comme l'air sur une route goudronnée, réverb, petits bruits en tout
genre, à croire qu'ils sont dix pour faire autant de raffut. Et bien
non. L'île est quasiment déserte, seuls trois jeunes gens, une fille
deux garçons, chacun deux instruments dans les bras, sous les pieds,
peu importe, jouent et chantent en choeur.
Oh Mojave, on les suit
quoi qu'il arrive, depuis l'océan jusqu'à la grand ville, en passant
par la jungle déjantée où les perroquets vous poussent du bec, allez
remue-toi, tape dans tes mains, voilà ! Les chansons se suivent,
banda désordonnée de carnaval, d'une ambiance l'autre, à croire que
c'est possible de faire le tour du monde en dix titres. Chiche. On
irait même jusque dans les 90's faire coucou aux Pixies avec
There Are Birds et son
refrain langoureux, mélodie à chanter briquet en l'air. Impossible
pourtant de lister de façon exhaustive références, clins d'oeil,
pays visités, sons utilisés... Ces petits goinfres nous incitent à
la plus insatiable gourmandise, allant jusqu'à associer quelque
chose d'un chant d'église à des crrrrrouuuu ! d'oiseaux déchainés (Adventure
Tour). On s'offrira même quelques pauses électro
rêveuses sur un piano volant (si, si, ça marche aussi bien que les
tapis) à regarder les nuages vu de dessus.
En somme, un
album aussi coloré que sa pochette, de quoi offrir à peu de frais
une croisière de haut vol à vos oreilles.
Leslie Tychsem
www.myspace.com/therubysuns |
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JEUNE
PUBLIC |
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ALDEBERT
- enfantillages |
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Aldebert s’est
invité chez nous un peu par hasard (une très bonne copine, un album
en double) et quelle bonne idée !
Cet album, « il
pétarade, il tornade, il tempête » vraiment.
Ses
« Enfantillages » sont aussi des « parentillages » : encore un album
qui aurait sa place au rayon « variété française »…
Il fait
déjà l’unanimité auprès des enfants : Ilian, 5ans, se déhanche
comme un fou sur « On ne peut rien faire quand on est petit » (lui
qui demande tout le temps : « c’est quand que je pourrai faire ceci,
cela ? ») et Gabrielle, sa copine, 3 ans et demi, chante à tue-tête
« Pépette est un chat qui mange n’importe quoi». Ilian aussi a une
« Super Mamie »,monsieur Propre, chez nous, on dit « super ménageuse » !
Unanimité auprès
des copines mamans, (l’une se sentira concernée par « J’ai peur du
noir », une autre par « Pour louper l’école » et puis, moi-même par
«Les questions » qui nous saoulent, la dernière en date « Comment y
a eu la terre ? » qu’on pourrait rajouter à la chanson. Et bien-sûr,
on adore « La remueuse-l’anti-berceuse » pour les soirées pyjamas,
il fallait y penser !
La maîtresse
d’école que je suis est plutôt réservée sur « Pour louper l’école »
(lol) et je vous tairai la solution d’Ilian …
Et l’album finit
par ce qui peut arriver de pire à nos bambins : le vol de Nin-Nin
qui déclenche alors dans cette dernière chanson une colère hard-rock
des plus terribles !
Albdebert a tout
du Bénabar des petits, ces chansons, c’est la vie, quoi ! Les rêves
de nos bambins, leurs drôles d’idées parfois, leurs angoisses , nos
vécus de parents, de mamies, …
Il a su
s’entourer d’artistes qu’on aime, Anne Sylvestre, Renan Luce, Maxime
Le Forestier, Steve Waring et bien d’autres surprises et puis,
exploit, les musiques correspondent à l’univers de ces artistes-là.
Je m’arrête là :
découvrez vite avec vos bambins ces textes à écouter, lire,
décortiquer…
Laurence
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JEUNE
PUBLIC |
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ENZO
ENZO - clap ! |
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Enzo Enzo,
c’est une voix que je n’avais plus entendue depuis longtemps, que
j’avais oubliée et c’est grâce à Ilian, mon Loulou de 5 ans que je
refais connaissance auditivement avec cette voix chaleureuse.
Avec «
Clap ! », c’est d’abord la maman qui est touchée.
C’est la
petite fille qui ressurgit et les 25 décembre (ou était-ce des 1er
janvier ?) que nous passions au chaud, à regarder « Casse-noisette »
et « Peau d’âne », cette belle princesse qui réalise un gâteau pour
son prince et enfonce dans la pâte l’anneau.
C’est
l’adolescente avec West Side Story.
A l’écoute du
CD, je me dis qu’Ilian est encore trop jeune pour toutes ces
références cinématographiques et musicales.
Que nenni !
C’est avec
bonheur et satisfaction (et un peu de fierté maternelle!!!) qu’il me
« fait la surprise » de reconnaître soudain « un morceau de sucre »
de Mary Poppins et il me décrit précisément la scène où Mary oblige
les enfants à ranger leur chambre, chose peu aisée chez nous .
Puis, vient la
musique « Singing in the rain » ,« qu’on chante sous la douche,
maman ! », pour un début, c’est pas mal !
Ces quelques
chansons chéries, comme le dit si bien Enzo Enzo, nous touchent,
nous parlent et nous incitent à faire découvrir à nos enfants tous
ces chefs d’œuvre du 7ème art, oubliés ou noyés dans le
flot des Disney et autres nouveautés…
Promis, on découvre avant la fin de
l’année « Le magicien d’Oz » et on se repasse en boucle « Over the
rainbow ».
Laurence et
Ilian |
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JEUNE
PUBLIC |
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Mister
DJANGO et Madame SWING |
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Voilà bien le genre de spectacle qui donne du plaisir à
toute la famille ; un conte musical, une initiation au swing jazz
manouche, avec des musiciens de haute volée bien connus dans le
milieu (du jazz, n’allez pas imaginer des choses inavouables) vous
en saurez plus en visitant le Doudouswing.com. Et parfaitement
familial, les petites filles pourront constater que les rythmes
enlevés des guitares rabouines sont parfaitement maîtrisés par la
gracile et gracieuse Victorine, pas besoin de carrure King Kong pour
assurer l’assise rythmique. Et par souci de parité œcuménique
ménagère, Philippe alias Doudou vous initiera aux recettes
culinaires du ragoût traditionnel des gens du voyage. Le tout dans
la très belle et très exemplaire histoire de Mister Django et Madame
Swing.
Pitch : La terrible sorcière des gammes et des arpèges a
capturé Madame Swing, chanteuse du Royaume du Jazz. Le sortilège ne
prendra fin qu'une fois que Mister Django (son fiancé) aura appris à
lire la musique ! Aidé de son ami le professeur Onoff, musicien
talentueux, Mister Django se lance à la conquête du Solfège.
Arrivera-t-il à temps pour sauver la jolie Madame Swing ? ...
Spectacle créé par la Cie Doudou Swing avec Philippe" Doudou
Cuillerier" : guitare, chant et narration / Victorine Martin :
guitare et choeurs / Antonio Licusati : contrebasse et choeurs / Emy
Dragoï : accordéon - durée : 50 minutes - A partir de 5 ans.
Vous les retrouverez à partir du 18 Novembre sur la péniche
« La baleine blanche », à Paris, pour toute une série de concerts
jusqu’en Janvier. Avec quelques escapades dans les départements,
suivez la verdine sur les routes de la musique, et si vous ne voyez
pas d’étape prévue dans votre beau département, poussez votre cri de
spectateur qui ne s’en laisse pas conter, et exigez, car vous le
valez bien !
Norbert Gabriel
www.doudouswing.com
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JEUNE
PUBLIC |
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Les
OGRES DE BARBACK -
pitt ocha au pays... |
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Depuis plus de 10 ans, les Ogres de Barback ont construit tout un
univers autour de leurs chansons, de leurs spectacles, en
organisation familiale et en toute autonomie. L’aventure des 4
frères et sœurs commencée à l’adolescence se poursuit avec la même
exigence de créativité, et le jeune public est chouchouté avec les
aventures de Pitt Ocha, que revoici, chance, juste avant Noêl ...
"Pitt Ocha au pays des mille collines",
le nouveau disque-livre jeune public des Ogres de Barback est entré
dans le Top Albums... avant même d'être sorti dans les bacs !
La semaine dernière, officiellement sorti cette fois, il a donc
progressé de 145 places !
Les Ogres apparaissent donc au 32ème rang du Top Albums, alors :
- qu'il s'agit d'un disque-livre jeune public
- que près de la moitié des points de ventes [libraires,
disquaires indés...] ne sont pas référencés Snep
- que l'édition limitée au format Livre n'est pas
comptabilisée.
Edition limitée déjà épuisée [5 000 exemplaires] !
Pitt Ocha au pays des mille collines,
en quelques mots
Ce nouveau disque-livrejeune public des Ogres de Barback [16
chansons et un conte - avec livret intégralement illustré de 68
pages], fait suite à un premier opus sorti en 2003 et vendu à près
de 90 000 exemplaires.
Ce nouvel album, davantage orienté sur les musiques du
monde et les musiques traditionnelles, est sorti le lundi 2
novembre. De ses nombreux voyages à travers le monde, Pitt
Ocha, le petit personnage, a ramené de nouvelles chansons
[et un nouveau conte] à la saisissante diversité musicale.
On y croise aussi bien Gabriel Yacoub que Les Cowboys
Fringants, Madina N'Diaye que Polo, Tiken Jah Fakoly que les 17
Hippies, Patrick Bouffard et Anne-Lise Foy que Traïo Romano, Papiers
d'Arménies que des enfants et des femmes birmans, mongols, français,
rwandais.
Norbert Gabriel |
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JEUNE
PUBLIC |
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naissance... |
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Alexandra et
Gabriel ont la joie de vous annoncer la naissance de
www.lamareauxmots.com
un espace pour découvrir, échanger autour de la culture pour enfants
et parents.
Le bébé se porte bien, il grandit petit à petit et attend vos
contributions pour grandir encore plus vite.
Parlez en autour de vous!
Alexandra et Gabriel |
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Pierre
AUCAIGNE |
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Dary Cowl, François Rollin,
Jean-Jacques Vannier, Dany Boon et Pierre Desproges se retrouvent
dans la peau d’un personnage inouï, surpertiqué, fabouilleur génial,
onomatopéiste et j’en passe, manipulé de main de maitre par Pierre
Aucaigne. Vous connaissez ?
Je viens de le découvrir, non pas
comme un chapeau, ni comme Christophe Colomb d’ailleurs, mais plutôt
comme le premier face à face entre un maya et son premier cheval.
Waouh ! (c’est agréable à écrire en plus !). Merci pour cela à
Michel Boujenah de l’avoir invité dans sa carte blanche récemment
programmé sur une chaîne hertzienne (ça se dit encore ?) ou affiliée
(j’arrive à en oublier les noms des chaines tant il y en a…). Et en
fait, je ne me souviens que de lui lors de cette soirée.
Une vraie claque d’humour dans les
neurones. Un visuel de Deschiens trash, lunettes rafistolées de
travers, un corps pas tout bien foutu et qui fait des blagues à son
maitre. Et un univers déjanté voire dérangé qui vient d’un fin fond
de quelque part où on n’aimerait quand même pas habiter s’ils sont
tous à son image ! C’est un mime du corps, de la bouche mais aussi
des expressions car on a l’impression que même les mots sont
sacrément triturés avant de s’échapper.
Et les mots, en voici quelques uns,
tirés de mini émissions vidéos postées sur le net (là)
titrées FAUT PAS NOUS PRENDRE POUR LES AUTRES (ben pour sur
rajouté-je !).
Maitre Aucaigne sur son Art perché y
tient à peu près ce langage* :
« C’est pas parce que t’essuies un
échec que tu vas tâcher ta réputation ! » une maxime qu’il faudrait
apposer sur tous les frontispices des écoles.
« C’est pas à un vieux dorifore qu’on
va apprendre à avoir la patate ! » rien à dire, c’est éloquent !
« C’est pas parce que tu gonfles un
pneu qu’il s’énerve. » à méditer. « Y’en a qui s’enrichissent plus
que l’uranium ! » très politisé tout de même…
« On va pas d’mander à un saumon de
fumer dehors ! » limite incitation au brulage de tabac.
« On va où ! Et pour aller jusqu’à
quand ? » cela va de soi.
Allez chercher sur le net du côté de
www.youhumour.com, vous en trouverez bien d’autres.
Didier Boyaud
www.pierreaucaigne.com
*Pour le plaisir j’vous en ressers
quelques unes : « Un pompier qui brûle, c’est un feu rouge qui
s’éteint / Le gars qu’à inventé l’ozone, il en tient un sacré
couche ! / C’est pas une plume d’indien qui va empêcher le bison de
brouter ! / C’est pas parce que tu as la chair de poule que t’es
végétarien. / Dans tout chevreuil qui miaule, y’a un chat qui
s’ignore. / Un tsunami à poil long c’est pas forcément un rat de
marais. » |
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