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Pascal AYERBE -
sauvages |
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Vous voilà
coincé, encore, dans les embouteillages. On est mardi soir, la
semaine est encore longue, il y a peu d'espoir que les 180 voitures
bloquées devant vous s'écartent et vous laissent atteindre la sortie
n° 14 avant 19h10. Mince. Vous allez encore loupper votre
feuilleton/match de foot/reality show préféré et le magnétoscope,
lecteur enregistreur multi-fonctions et autre ordinateur incorporé
tant vanté par le vendeur de carouf-surcoût-tu-l'as-dans-l', est en
panne. On peut difficilement faire pire comme soirée, enfin depuis
que belle-maman s'est remariée avec un éleveur de chèvres de la
Grèce profonde et qu'elle ne débarque plus à la maison à
l'improviste.
Pascal Ayerbe
lui, a passé deux ans enfermé dans sa serre magique (bon il a quand
même trouvé le moyen de faire quelques centaines de concerts en
France et dans le monde, pour faire briller les yeux des mômes avec
ses gribouillis sonores, histoire de faire la nique au Père Nowell
qui ne se déplace qu'un seul jour par an, pasque les rennes ça coûte
cher voyez-vous, surtout qu'ils réclament une prime de risque
rapport que les toits d'immeubles c'est glissant etc...) à créer une
nouvelle espèce de carotte sauvage. Pas de transgénie non non non, à
tel point que les carottes ont été oubliées et qu'il n'est resté que
les Sauvages.
Vous êtes donc
coincé dans votre bagnole, à regarder les escargots vous doubler sur
la pelouse de l'autre côté de la rembarde de sécurité. Vous vous
souvenez alors que vous avez pris soin de mettre dans votre i-pod
les Sauvages que vous aviez acheté pour la petite dernière. Oui
parce que monsieur Ayerbe s'est fait embaucher par le Label Enfance
Et Musique, qui ont ré-édités ses deux premiers disques initialement
sortis chez Depuis La Chambre. Il gribouillait si bien avec ses
"joujoux à bruits" et il s'entend tellement à faire le zouave vert
sur scène et à jouer au cowboy (et à l'indien, en même temps, la
flèche dans le pistolet débouchonné) qu'on l'a rangé au rayon
"enfant". Grave erreur. Pas du genre à se tenir bien sage dans une
boîte ce diable là.
Vous coupez donc
le moteur de votre automobile. Vous mettez le casque de l'i-pod sur
vos oreilles. Bien au chaud sous la mousse les voilà prêtes à
frétiller. Sortez négligemment de votre véhicule, enjambez la
rembarde, traversez le bas côté, vous voilà dans la prairie, enfin
ce qu'il en reste, Nomansland
entre la zone commerciale et la zone franche. Assez
d'herbe jaunie pour un p'tit
Western. Le bruit des moteurs qui tournent s'estompe,
veuillez laisser votre costume d'adulte au vestiaire sur le vieux
prunier mort à votre gauche, semez au vent préoccupations,
obligations, montre, portable, agenda, en principe ça ne pousse pas,
mais on ne sait jamais... De toute façon vous n'en avez plus besoin,
ce soir c'est récré. Vous êtes tout étonné de savoir encore peler un
brin d'herbe pour le machouiller tranquillement en effeuillant une
pâquerette, tiens, c'est joli les pâquerettes, fuchsia, blanc,
fuchsia, à la folie. Un rire idiot vous envahit, léger, comme des
flamants roses, pas ceux de chez Alice Disney, plutôt ceux qui s'en
donnaient à coeur joie sur
Brain Damage. Passée l'euphorie des premiers instants,
un chat cha-cha
qui passe dans les airs (tiens les enfants du voisinage ont
construit un canon) vous écoutez un peu plus attentivement. C'est
dingue ce que ça peut faire comme musique un crayon qui
Tournembourrique sur
une feuille de papier cadeau. Assurément Pascal ne lâchera pas cette
année encore son titre de
Gribouyear, n'essayez surtout pas de rester sérieux en
écoutant ça, offrez-vous des vacances improvisées, enfin fignollées
au ptits zognions, et au casque, de préférence, puisqu'on vous dit
que vos oreilles sont mieux quand elle sont au chaud sous la
mousse... Tiens c'est drôle comme c'est toujours mou la mousse...
Uku... Oïolole... Dodo...
Leslie Tychsem
www.pascalayerbe.com
www.myspace.com/gribouilleursonore |
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BATLIK
- l'art des choix |
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Lui c’est le parcours du chanteur de fond, comme les
coureurs du même tonneau, le baladin qui est sur la route des 4
chansons, comme les points cardinaux, le ménestrel sans attache, et
surtout pas de fil à la patte avec une major qui lui marketerait les
idées. En fait de market, il est plutôt dans la marquetterie, cet
art de l’ébénisterie qui met de la fantaisie dans la rigueur des
bois dont on fait les beaux meubles et parfois les instruments de
musique. Dans la chanson, il pratique cet art en original qui ne
s’en laisse pas conter par les sirènes de la facilité showbizesque.
C’est un homme de scène, et de contact, Batlik, un authentique , un
vrai de vrai, si tu ne viens pas à lui, c’est lui qui vient à toi,
il chante en tous lieux, par tous les temps, sans tergiverser, il se
produit, s’autoproduit, «à brûle pourpoint» et son «art
des choix» allie la qualité des textes doux amers tendres et
amusés, à des musiques fines et subtilement mises en décors brodés
au petit point. De la très bonne chanson, qui sait mettre les mots
et les notes en situation, celle de proposer des mots et des notes
qui s’aiment, comme disait Wolfgang Amadeus, un connaisseur ...
Il fait le Zèbre, à Belleville, mais pas seulement, suivez
la piste, et ouvrez vos agendas, il est par ici, il repassera par
là. Et au besoin, invitez-le !
Norbert Gabriel
Une note spéciale à la chanson «l’effort de soumission» qui
est un écho actuel à La Boétie : «Ils ne sont grands que parce
que nous sommes à genoux»
www.myspace.com/batlik
batlik.canalblog.com |
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BLUR
- live at hyde park 2 and 3 july 2009 |
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C’était le cadeau de Noël 2008 du NME (New Musical Express) à ses lecteurs : une
photo et une interview de Damon Albarn et de Graham Coxon en
exclusivité qui annonçaient leurs retrouvailles et la reformation du
BLUR original cinq ans après le licenciement de Coxon, le guitariste
génial, pour cause d’alcoolisme. La nouvelle faisait l’effet d’une
bombe en Grande-Bretagne. En plus les deux compères annonçaient une
série de concerts à Hyde Park pour l’été (une mini tournée s’en
suivit).
Soyons clair et réaliste : BLUR est probablement le
meilleur groupe Anglais apparu depuis … On ne sait plus mais ça
fait longtemps, et Damon Albarn probablement le musicien le plus
doué de sa génération. Mais pour relancer ce BLUR si triomphant et
magnifique il avait besoin du retour au bercail de son génial
guitariste. Ce fut chose faite en ce début Juillet 2009 ou, après
quelque mini-concert de rodage, le BLUR original (Albarn et Coxon
mais aussi le bassiste Alex James et le batteur Dave Rowntree) monte
sur scène devant 60 000 fans en folie. Que dire ? Pas grand-chose si
ce n’est que le groupe envoie ses tubes (Boys and girls, Parklife,
Coffee and cigarettes…) Avec un mordant et une hargne qui lui font
reprendre sa place de plus grand groupe Anglais (surtout depuis la
panade Oasis). Tout y est : mélodies parfaites, refrains chantés à
l’unisson avec le public, accent Cockney … Blur durant ces soirées
mémorables enfonce tout, et prouve qu’il est plus qu’un énième
groupe de Brit Pop mais l’un des plus grands groupes de sa
génération, le plus grand peut être ! À l’écoute de ce double album,
on sait que l’Angleterre vient de relever la tête : BLUR est
vivant ! Prions pour que maintenant les rumeurs se confirment et
qu’ils retournent en studio, prions mes frères, prions…
François Olle-Laprune
www.youtube.com/blurhydepark
www.blur.co.uk |
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Alain BONNEFONT
- on vit le coeur serré |
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Comment parler
d’Alain Bonnefont sans parler de Murat ? Dans l’ombre de Murat ?
Depuis la première expérience en groupe à la fin des années 80, la
cofondation de Clara, à la première tournée puis le Muragostang tour
préfiguration électro en 2000 aux claviers et samplers, entre
autres.
Ombre, il
apportera, lui, la lumière en co-signant Les Hérons et Le
Fier Amant De La Terre, deux chefs-d‘œuvre muratiens. Murat la
lui rendra en interprétant sur le disque Mademoiselle Personne
et en concert, décuplé Le Charme, notamment.
Alain
Bonnefont, l’un des cinq Rancheros descendant à cheval de la
montagne, Rancheros chantres et pourfendeurs de la chanson
ultra-ringarde, à la pelle : 5 minutes pour répéter, 5 minutes pour
enregistrer, 5 minutes pour mixer.
Mimétisme ?
Dis A Quoi Tu Rêves titre de Bergheaud alias Murat / A quoi
pensez-vous endormie répond en titre Bonnefont.
Compagnon
musical de Murat, ami de Bergheaud. D’amitié justement, il cite
Dantec sur son Myspace* : «Je ne connais qu'une seule version de
l'amitié: un cercle de feu qui vous cerne et vous protège des bêtes
sauvages, et plus tard, des vauriens, puis des ennemis de toutes
sortes qui guettent le paladin lorsque la nuit est tombée.(...)»
De feu, ça
sent le soufre, polémique sur le présupposé souffle réactionnaire
des sus-cités. Ou l’air de la provoc’. Des trois d’ailleurs,
dirait-on en chœur auteurs nord-américains de langue française ?
Bonnefont est
Bonnefont, pas de double identité. Discret, peu disert. Je me
souviens de lui s’effaçant en première partie d’un concert de Murat
à Clermont-Ferrand en 2008, pourtant devant un public conquis.
Trois albums
dont deux autoproduits**, nombre d’inédits sur son Myspace et un
style reconnaissable entre mille, autant que son talent peu reconnu
de songwriter et de mélodiste. Bonnefont chante et ce n’est pas
chose aisée, ses chansons entêtent, obsèdent, des condensés de vie.
Elles
s‘installent dans l’auberge espagnole -ascendance maternelle- de
tous les états d’âme : pêle-mêle les buissons épineux accrochés aux
nuages, les liserons et les scories des sentiments, la mitraille
amoureuse, les coeurs d’artichauts, les jambes des majorettes et les
ambiances cosy au coin des lèvres, les voitures, bateaux de pirates
et manèges tournent les têtes, les regrets, les remords, les
morsures, les traces des songes laissent des cicatrices sur le sol,
les hirondelles ne font pas le printemps, l’obsession de la
jouvence, roulez jeunesse, juve, les dominos, la pièce manquante, la
mignonne et la rose, la calamité et son colt, les ronces qui
écorchent les genoux, le show étriqué du quotidien et son lot de
consolations, les mirages et bricolages de l’amour, la mémoire,
l’échec, la vanité.
«Derrière la
tête, pas de projet, aucun désir particulier.» L’âge d’or est
devant. Mais que font la police, les maisons de disques et autres
radios ? Le cœur serré : un nouvel album, Alain ?
*www.myspace.com/alainbonnefont
**Amaretto
(Les disques du crépuscule, 1993), Mirabelle au réveillon
(autoproduit, 2004), Cosy Corner (autoproduit, 2008).
Hervé
Pizon |
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CHEZ LEPREST- 2
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Deux ans déjà, en 2007, ils étaient 15 à se réunir autour
d’Allain Leprest pour lui faire sa fête en chansons, un album
épatant, suivi d’une formidable soirée au Bataclan, avec presque
tous les artistes invités. C’est le DVD de cette soirée ( 12 Mars
2008) que nous aurons en cadeau pour accompagner le deuxième «Chez
Leprest». Avec cette fois 18 invités, dont 16 nouveaux.
Cette belle aventure a été conduite par Didier Pascalis,
(entretien dans le numéro .18 Pdf..) qui est le producteur directeur
artistique de Leprest depuis «Donne-moi de mes nouvelles».
Ce projet, Chez Leprest, est une de ces belles
histoires qui arrivent parfois le monde du spectacle quand l’amitié
et la générosité permettent de passer par-dessus tous les obstacles
et difficultés inhérentes à ce casting de rêve. Un rêve, né d’une
soirée amicale entre Pascalis, Fugain et Romain Didier, et qui
continue. Ils sont tous là, ou presque, les amis les frangins et
les frangines de scène, toutes générations confondues.
Comme pour la première édition, une soirée exceptionnelle
est annoncée, le 8 Mars au Casino de Paris, tous en scène, et je
vous le dis en confidence, si vous voulez y être, soyez prévoyants,
le Bataclan était sold out, il y a des chances que ce soit pareil.
Parmi les artistes invités à ce second tour des chansons de
Leprest, on retrouve Olivia Ruiz, et pourquoi ça s’il vous plait ?
parce qu’au premier tour, Didier Pascalis lui a fait chanter une
chanson qu’elle n’avait pas choisie, celle de cet album «Chez
Leprest 2», c’était son choix à elle. Que dire de cet album ? que
le talent d’auteur de Leprest, s’il fallait en reparler, montre que
ses chansons vont parfaitement à ceux qui les interprètent, comme
s’il les avait écrites pour elles et pour eux, Anne Sylvestre,
Adamo, Amélie les Crayons, Francesca et Clarika, Kent ou Lafaille,
Gérard Morel ou Isabelle Mayereau, et les vieux copains, Romain et
Foulquier, Pierron, bien sûr... et les jeunes , Claire-Lise, Alexis
HK, Putzulu, ou Flow, et qui c’est qui fait SDF ? la rue Kétanou !
et... et ... ? Michel F ???
Et il y a aura des surprises en plus, que je ne dévoilerai
pas, voilà... Ne gâchons pas votre futur plaisir.
Norbert Gabriel
Pour plus d’infos, voyez Tacet, l’endroit est bien
fréquenté.
www.tacet.fr |
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Albin DE LA SIMONE
- aux 3 baudets paris |
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Après une soirée solo à laquelle je n'ai pas assisté, Albin
de la Simone a proposé une soirée "mellow" aux 3 Baudets à
Paris...atmosphère feutrée, des arrangements à la tyrolienne à base
de mains tapées sur les cuisses notamment...aux guitares et choeurs,
on retrouve les amis fidèles, Pascal Colomb et François Lasserre...
- mais Albin, tu l'as trouvé où ce batteur ?
"dans un distributeur de batteurs" répond-il...
- et il jouait de quoi quand tu l'as acheté ?
"de la batterie ! on a joué ensemble il y a 10 ans et quand
on a monté ce spectacle acoustique, je lui ai demandé de trouver
d'autres sons, de jouer sur des boîtes etc..." Raphaël Chassain en a
fait un instrument parallèle unique et incroyable...
d'autres instruments déconcertants se succèderont, un piano
mou, un mini clavier cousin du célèbre bontempi, les guitare et
cuillère slide...
Albin se veut familier et surprenant tout à la fois...il raconte
dans une grande émotion sa rencontre avec des texanes de Dallas, les
soeurs Barns. L'une d'elles étant décédée, les 2 survivantes sont
venues s'installer à Paris pour accomplir leur rêve de chanter avec
lui sur scène. Débarquent alors 2 irrésistibles marionnettes ! Tu
nous as bien eus, chanteur, on est tombés dans le piège !...
Autre moment singulier, "vertige de l'amour"...rien
d'étonnant dans le choix de cette reprise de Bashung mais dans sa
réinterprétation, assurément...d'ailleurs, toutes les chansons du
soir, celles qui nous suivent et que l'on écoute à la maison sur les
3 albums d'Albin, ont été joliment repeintes pour cette formule.
Albin de la Simone a quelque chose du gringalet à la voix
fluette de la famille Souchon, avec l'humour, la poésie, l'émotion
et le talent...et par chance pour le plus grand plaisir de son
public, il cède souvent au besoin de se renouveler.
il me semble qu'entre le spectacle "mellow" d'Albin de la
Simone et la soirée spéciale "plus belle la vie", le choix a été
judicieux...
Valérie Bour
www.albindelasimone.com |
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Yves DUTEIL-
en concert à La Cigale du 12
au 14 février |
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Il y a 2-3 ans Yves Duteil a pris un virage radical, tout
remettre à plat, et repartir pour une nouvelle aventure musicale,
avec la collaboration inattendue de Néry, inattendue car peu
probable au vu des interprétations revisitées par les VRP, dont «le
petit pont de bois» avait fait les frais, mais il y a toujours une
bonne fée qui sait que les gens intelligents doivent se rencontrer
un jour ou l’autre. Ce jour est arrivé avec (fr)agiles, et le
spectacle qui a atteint son aboutissement au Dejazet, en 2008. Et
puis, après quelques années de silence médiatique, on s’est souvenu
qu’Yves Duteil était un des auteurs importants de la chanson
francophone, et les médias sont revenus à l’écoute, et l’artiste
continue son métier d’artiste et d’honnête homme.
Dans les précédents numéros, le parcours a été revisité,
avec ses détours, et ses aventures extra-ordinaires, comme APRES
SCHOOL à Pondichéry
blog.yvesduteil.com/blog
Après le Dejazet, le nouveau spectacle “(fr)agiles” a pris
son envol. Le plaisir s’est affirmé, affiné, et la fête fait escale
à La Cigale les 12, 13 et 14 février prochains... Un parfum nouveau
dans ce concert où Yves Duteil a revisité bien des chansons repères
avec la complicité de Gilles Bioteau (Contrebasse) et Angelo Zurzolo
(Piano), l’occasion aussi de découvrir aussi l’intégralité de
l’album “(fr)agiles”, fruit d’une collaboration musicale
ouverte sur d’autres univers ( Art Mengo, Véronique Sanson,
Jean-Pierre Marcellesi), dans une formule acoustique mise en scène
par Néry. Avant de partir au Canada puis au Japon, l’aventure
reprend son souffle à Paris...
www.yvesduteil.com
Dernière heure, lors de l’émission La Fête de la chanson
française, Yves Duteil a offert Pierre Perret un joli bouquet de ses
chansons douces, celles qu’on aime écouter au coin du feu, pour
rêver à de jolies histoires, tendres, douces ou douces amères, mais
toujours sensibles.

Norbert Gabriel
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EMMA LA CLOWN
et son orchestre |
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Quand les fées ont été conviées autour du berceau d’Emma,
elles sont venues chargées de cadeaux. Comme les trois
mousquetaires, elles se sont mises en 4, avec leur panier garni
La première lui a donné une plume, celle de l’oiseau de
Prévert, la deuxième lui a donné une bonne goulée de la fantaisie
poético-burlesque de Francis Blanche, la troisième lui a donné
la grâce de Raymond Devos, et la quatrième, le sourire de
Zavatta.
C’est dire si le bébé arrivait dans la vie avec un
paquetage lourd. Chargé de tout ce qui peut écraser un destin. Les
fées parfois, ça pousse un peu le bouchon sans réfléchir aux
conséquences.
Mais dans ces contes à rêver éveillé, il y a toujours celle
qu’on a oubliée, ou qui n’a pas reçu le faire part, ou qu’on a
laissée de côté à cause de ses idées farfelues, genre à offrir des
moon boots à un bébé touareg, et qui pourrait prédire un destin
d’énarque à un néo Mozart ou un futur Van Gogh.
Celle-là allait faire fort, elle n’y alla pas par quatre
chemins, elle chanta au bébé gazouillant une sorte de comptine entre
rap et rock, du binaire basique, and go baby, go ! ça disait en
substance,
«Oublie le Jacques / Zappe le Francis / Adieu Raymond, et Zawatta /
car tu seras Emma /
l’unique, la seule, /
La clown...
et ouap dou ouap, lalala itou...»
On n’échappe pas à son destin, surtout quand les fées vous
ont programmée, on discute pas, c’est pourquoi son spectacle «Emma
la clown et son orchestre» est unique, poétique, fantaisie,
musical, burlesque et tendre.
C’est pourquoi vous n’allez pas manquer de passer vers
18h30 au Théâtre du Rond-Point, et avant le 26 Février. Emma la
clown et son orchestre vous attendent, soyez à l’heure. On peut
y emmener ses enfants, pas les trop petits, quoi que... Mais je ne
vous ai rien dit de l’orchestre, 3 excellents musiciens, complices,
joueurs, à tous points de vue. Sans doute le cadeau d’une fée qui
passait par là, un jour de fête, un jour de musique et de bonheur.
Norbert Gabriel

Théâtre du Rond-Point, salle Jean Tardieu, à 18h30.
2009-2010.theatredurondpoint.fr/saison/fiche_spectacle.cfm/75387-emma-la-clown-et-son-orchestre.html
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FELOCHE
- la boule noire paris |
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«Vous êtes à un concert de Féloche !» Pour la sortie de son
premier album «La vie cajun», Féloche* est heureux d’être sur scène
et heureux de le partager avec nous.
Trois silhouettes sorties d’une BD de Johann Sfar ou de
Tardi prennent possession des planches et de l’espace sonore. Dame
Léa Bulle à la trompette, tambour, samples et voix impressionnante.
Christophe Malherbe l’élancé déguingandé aux besicles rondes**
accroché à sa contrebasse dont il extrait rugosités et douceurs. Et
Féloche en route pour un autre bayou, le sien, où Darwin a laissé
quelques traces de son passage : «Je ne suis pas un homme, je ne
suis plus qu’un chien». Les bandes-son qui rythment et emballent
les chansons semblent être jouées live tant elles sont intégrées à
ce que ces trois énergumènes expriment sur scène. Un mini cirque à
l’ancienne épuré et remixé sauce Féloche. Tantôt l’énergie se
nourrit d’une certaine Mano Negra, tantôt une excursion vers Zebda
réveille un vaudou joyeux, tantôt le «Trad Louisianais» se prend à
opter pour d’autres chemins, comme le fait à sa manière Piers
Faccini avec la musique africaine pour l’amener vers sa propre
musique. Et oui, Féloche carbure à une joie persistante et
communicative. Instruments «à l’ancienne», comme on dit «à vent»,
qui réagissent à la personnalité de leurs musiciens, et qui
s’acoquinent judicieusement aux machines programmées, offrant au
spectateur un concert inspiré et revigorant.
A consommer selon votre inspiration !
Didier Boyaud
PS : La découverte de Féloche a eu lieu pour moi via France
Inter lors passage du morceau «Darwin avait raison» en live au Fou
du Roi je crois, puis s’est imposée par d’autres écoutes sur Radio
Nova, d’où mon envie d’aller à sa rencontre sur scène. Comme quoi,
la Radio a encore du bon dans ce qu’elle diffuse et nous diffuse.
www.myspace.com/feloche
* Ex-membre du groupe punk soviétique Vopli Vidopliassova,
il est également producteur et l’un des deux protagonistes de
Pantin, duo de musique électronique décalé.
Découvrez une grande interview sur
www.desinvolt.fr/Interview-Feloche
** Quel ne fut pas mon étonnement de retrouver là celui qui
m’avait déjà donné un aperçu de son jeu de doigts à l’époque où il
se produisait avec la grande (par la taille, le talent et la
gentillesse – message personnel : «Charlotte, I love youhouhou»)
Charlotte Etc. |
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Norah
JONES - concert à france inter décembre
2009 |
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Ca a commencé par une espèce de private joke en public, le
directeur de la programmation de France inter, Bernard Chérèze,
remercie le nouveau pdg de Radio France, Jean-Luc Hees, d'être aussi
exigeant et de souhaiter davantage d'événements musicaux sur cette
station…bref, on nous laisse supposer qu’après quelques tensions, ça
va finir en beauté et en douceur…
Ce jour-là, les américains ayant débarqué à la maison
ronde, les vigiles étaient triplement vigilants (doublement, ça ne
suffisait pas) et revêtaient leur attitude de cerbère, voire de
molosse, devant chaque porte.
Ça s’annonçait réellement comme une soirée exceptionnelle
destinée à quelques privilégiés…
Norah Jones débarque sur scène, cheveux courts, grandes
boucles d’oreille, petit haut rouge très déshabillé, jupe courte
noire, à frange, talons hauts…l’image qu’on peut se faire d’une
prostituée sud-américaine dans un piano-bar…bien sûr, c’est débile
et déplacé et ça ne remet pas en question son talent ni celui de ses
musiciens…mais ça prouve bien que pendant un concert de Norah Jones,
on a le temps de penser à plein d’autres choses…au pire, à sa
voisine de rangée qui est sortie en courant pour vomir ses
crevettes…au mieux, aux films dans lesquels on a pu être touchés par
ces balades langoureuses…
Et puis, merci d’être venue nous interpréter en primeur les
chansons de votre nouvel album…mais c’est quand-même, les tubes
qu’on attendait et qu’on a le plus appréciés.
Oui, bon, d’accord, elle a une voix magnifique,
reconnaissable entre toutes, d’accord, elle a un piano singulier,
reconnaissable entre tous mais au final, ça devait être tout aussi
agréable d’écouter le concert depuis son canapé à la
maison…puisqu’au lieu d’être surpris ou émus, on a surtout été
bercés…
Valérie Bour |
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Catherine
MAJOR |
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Et voici une très belle nature de chanteuse, qui joue de
toute la gamme des sentiments avec sensibilité, sensualité, et
juste cette touche de délicatesse qui évite une sorte de voyeurisme
indiscret.
Son piano ivre porte les notes dans les pleins et les
déliés , dans le kaléïdoscope des états d’âme , d’un regard
impressionniste sur le monde, entre intime et tableau de mœurs. Et
chronique de la vie qui va à travers les méandres d’une humanité
toujours en train de soigner ses cicatrices mal fermées.
C’est une belle voix avec un grain particulier, comme ce
voile de brume légère qui ourle les paysages le matin, au printemps,
et elle sait maîtriser les effets tapageurs qui anesthésient
souvent l’émotion, et c’est un environnement musical tout en
finesse. Cette valse presque chuchotée pleine de tendresse ... Qui
ne parle qu'à vous ...
C’est une écriture fleurie, virevoltante, précise, et
chatoyante, gourmande d’images colorées et parfumées..
Deux p’tites minutes, et Abîme moi - enchainement parfait
- qui donne 7 minutes de bonheur musical.
C’est un cœur battant en phase avec les éclats de vie et de
rêve, entre les bleus à l’âme et les écorchures rose sang... mais
c’est la vie, comme un monde imparfait, dont les imperfections font
parfois le charme. Parfois.
La réalisation de cet album est exemplaire, toute en
subtilité et raffinement, avec un final somptueux, La voix
humaine.
«.... Elle parcourt les chemins comme vivent les
poèmes, elle trébuche au matin dans un poème... Elle éclate de
rire, la voix humaine... des violons la réclament, elle peut parler
d’amour, de départ ou de haine, mais elle revient toujours, la voix
humaine... Elle est mon bel emblème... la voix humaine...»
La voix de Catherine Major. «Rose Sang».
Norbert Gabriel
En concert :
22 mars à L'Européen
24 Mars Asnières, première partie de
Maurane
www.catherinemajor.com
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MARY'S
DREAM |
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De la belle musique, nourrie des harmonies anglo saxonnes
qui ont fait les belles années des groupes mythique, ceux qui
laissent une trace dans l’histoire, de l’époque où Cat Stevens
chantait sa Lady d’Arbanville et Sad Lisa... Etait-ce les deux
faces d’une même femme ?
Malgré les apparences, ce groupe est français, il chante le
plus souvent en anglais, et sa musique est nourrie de toutes les
brumes et sortilèges des émotions mélangées de la vie parfois
rugueuse, celle qui tache de bleus les âmes musiciennes.
Les attachements , les déchirements, les cicatrices et
exaltations s’expriment en une symphonie polychrome, les guitares
électriques, les guitares acoustiques, savent trouver les couleurs
psychédéliques, ou les nuances délicatement aquarellisées pour ces
contes mélancoliques, ces ballades nonchalantes, ces vibrations
intenses qui éclairent les rêves de cette Mary mystérieuse. C’est un
de ces albums qui créent des paysages musicaux d’une profondeur et
d’une richesse infinies, et même si on n’est pas anglophone, surtout
si on n’est pas anglophone, les passages en anglais ajoutent au
charme et au mystère, chacun pouvant créer à son idée the Mary’s
Dream.
En route pour le rêve et ses ciels de nuages , de pluie ou
de soleil, et d’arc-en-ciel.
Le 11 Février, ils seront à la Maroquinerie, à Paris, mais
la route les attend, suivez le rêve.
Norbert Gabriel
www.marysdreamtheband.com
www.myspace.com/marysdream |
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Eric
MIE - le choléra |
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Ça commence un peu comme le glas, mais le propos global
serait plutôt le tocsin.
Avec une musique guillerette, les mots portent comme autant
de coups de griffe dans l’écorce, pour laisser des cicatrices comme
des graffitis dans la mémoire Ensuite, la vie cahote comme elle
peut, elle boite ? mais elle avance, entre les orages et les coups
de soleil.
Histoire d’un amour qui se défait, du passé qui se teinte
des couleurs du temps évanoui, automne des sentiments, tendre
souvenir qui cherche à se planquer derrière le jour qui se lève, et
qui essaie d’effacer les ombres, mais ...
Mais si les roses se fanent, il reste les orties pour se
fouetter les sangs, et doper les neurones d’une bonne lampée de
potion insurgente. Comme les insurgeants qui ont fait la tea party
en prélude à la révolution américaine. L’insurgent Eric Mie manie en
virtuose l’art de la dérision, du miroir tendu dans lequel comme
disait Brel, on peut apercevoir celui qui chantait l’air de la
bêtise, et y voyait son reflet, tout ça sur des musiques très fines,
un folk acoustico-aérien qui souligne d’un trait mutin la profession
de foi du balladin.
«Y a des cons
et des salauds, je suis un con, j’ai eu du pot...»
Choisis ton camp camarade, l’homme est entre deux chemins, chacun
son destin...
Dans quelques chansons, dans le ton, dans le fond et la
forme, dans les paroles et la musique, on retrouve ce que disait
Ferré à Moustaki, «tu murmures ce que je hurle» et parfois le
murmure porte plus loin que le hurlement, il se glisse dans des
interstices, s’installe dans les recoins secrets de la mémoire. S’y
grave à jamais.
Evolution subtile qui passe des univers de la revendication
énergique à la persuasion tranquille, tout aussi efficace, comme la
goutte d’eau vient à bout du rocher.
Les comptines acidulées s’entortillent dans des refrains au
swing familier, mais les mots sont là, précis, concis, explicites.
Sans concession à la tiédeur et aux compromis par exemple ‘le
dance floor du no man’s land’ va vous mettre une bonne louche
d’eau de vie prête à flamber, à mettre le feu dans une carmagnole de
circonstance.
Et c’est avec beaucoup de sensibilité et de lucidité que,
de la Nativité à l’arrivée, Eric Mie brosse le parcours
d’un humain extraordinairement banal, que restera-t-il de cet homme
qui pourrait hurler «je suis différent, comme tout le monde*»
je suis un autre ? mais demain...
Que restera-t-il de nous frères humains ? Va savoir, mais
en gros, on mourra peut-être, mais vivants !
Norbert Gabriel
PS : Eric Mie, c’est aussi notre dessinateur de Une, et un
chroniqueur au long cours, «Histoire de la chanson française» et «la
chanson paillarde» entre autres. Et il écrit, compose et chante.
* je suis différent... (Romain Gary/Emile Ajar, «Gros
câlin») |
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Davy
SICARD - kabar |
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C'est aux Francofolies de La Rochelle, en juillet dernier,
que j'ai eu le plaisir de découvrir Davy Sicard, ce jeune artiste
réunionais. Depuis je berce mes oreilles de ses chaleureuses
mélopées, et quoi que je fasse pour tenter de les distraire de cette
écoute, elles restent fidèles à ce superbe album «Kabar».
Davy Sicard a été doté d'une double dose de charisme, d'un
talent fou et une voix incomparable (oui parfois, la vie s'acharne).
Multi instrumentiste, il sait aussi diablement parler, finement
ciseler ses textes, et croyez le ou non, il danse à la perfection
(vu pour vous)! Que demander de plus?!
Sur cet album original, il a choisi de mêler le Maloya (un
des genres musicaux majeurs à La Réunion) et la world music pour le
plus grand plaisir de nos oreilles. Ecoutez le titre «Maloya Kabosé»
et vous serez instantanément projeté dans son univers. Sa voix
chaude et enveloppante réchauffe le cœur comme une chaude brise
d'été. «Zwazo la kol», un des autres titres présents sur l'album,
est l'histoire imaginaire d'un oiseau mis en cage. Celui ci se
révèle capable d'imiter les chants d'autres oiseaux, mais du fond de
sa cage il regarde ses congénères par la fenêtre et se demande ce
qui se passerait s’il parvenait à les rejoindre. Pestant contre le
mauvais dieu qui lui a jeté ce sort, il lui chante «Le jour ou tu
m'as volé ma liberté tu m'as donné la parole» (soit dans la chanson
originale «Lo zour la vol mon libèrté La done amwin la parol».
Magnifique morceau que je recommande.
N'hésitez pas à découvrir cet artiste et à l'occasion à
surveiller les affiches près de chez vous car il sera en tournée
dans les prochains mois en métropole. Le concert est fabuleux, il
instaure une telle communion avec son public et insuffle une énergie
qui persiste longtemps après le tomber de rideau.
Bonne écoute à tous!
Séverine Gendreau
www.davysicard.com
www.myspace.com/davysicard
5 févr. Les scènes mitoyennes Caudry / 6 févr. Espace
Robert Hossein Merville / 11 févr.
Alhambra - Festival Au fil des voix Paris / 20 févr. 14ème
Festival Roue Waroch Plescop /
5 mars Théâtre de l’Hotel de Ville Saint-Barthélemy d’Anjou
/ 7 mai Centre Culturel Saint Ouen l’Aumone Ile-de-France / 8 mai
Centre Culturel Le Sou La Talaudière Rhône-Alpes |
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David
SIRE -
c'est de famille |
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On l’a connu «Drôle de Sire» en groupe, on l’a connu
en solo, et en cycliste baladin,
David Sire est le parfait saltimbanque qui se met en
quatre, ou en huit, selon l’air du temps, spectacle multiple d’un
troubadour conteur musical, chanteur équilibriste, tous les publics
sont dans son collimateur , les petits, les grands , les petits
jeunes, et les moins jeunes qui prendront grand plaisir avec ces
histoires de famille pleines de rires et de musique, de vaches
d’oiseaux, de chats ou de chiens, dans un bestiaire musical
fraternel, familial, un zoo convivial, où les guitares font des
bébés en forme d’ukulélés, où le cirque de famille en ébullition
musicale tricote les petits et grands moments de la vie.
C’est la vie de toutes les familles, avec les crêpages de
chignons et les tartes à partager, tartes aux pommes ou tartes à la
crème, parfums d’enfance éternelle, blessures et questions induites
par la société moderne où les papas et les mamans se multiplient en
puzzle familial bigarré.
On a aussi le cœur mouillé et les yeux qui boitent,
quand la vie va voir ailleurs s’il y a de la lumière...
C’est plein de tendresse, de sourires, c’est la ribambelle
des questions, et c’est comme ça, drôle de famille dans laquelle
chacun retrouve un bout de soi.
Toutes les chansons figurent aussi en version
instrumentale, pour qu’on y mette sa voix, ou les voix du chœur
familial, alors elle est pas belle la vie de famille ??
«C’est de famille» c’est aussi un livre, Milan Jeunesse.
Norbert Gabriel
www.davidsire.com
www.myspace.com/davidsire |
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SOURYA
- dawdlewalk |
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Arpentant depuis quelques années, les scènes et les clubs
Parisiens, Sourya sort après quelques maxis son premier album
tellement attendu. Certes l’attente fut longue, mais la réussite est
largement au-delà de toute espérance. Pourtant depuis qu’Alan Mac
Gee (manager d’Oasis, fondateur du label Creation et grand manitou
de la scène indie pop Anglaise) dans une célèbre tribune Anglaise
avait adoubé le groupe on pouvait imaginer la pression que le groupe devait avoir sur ses épaules. Et boum ! Voilà qu’arrive peut-être le
meilleur album pop Rock indie de la rentrée. Ici un seul mot
d’ordre : la mélodie ! Une mélodie que Sourya maîtrise parfaitement
pour pouvoir placer des arrangements qui enchantent les titres. Les
références sont connues : Bach boys, Beatles ou autre Lee Hazelwood.
Des références classiques certes mais qui sont dépassées par une
maitrise de totale de l’électronique. Sourya n’a pas sorti un grand
disque : ils ont sortis LE disque que l’on pouvait espérer d’eux.
François Olle-Laprune |
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STASH
- all that fire |
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J’avais un peu oublié que le rock peut être une vraie
musique, sans vouloir être désagréable avec qui que ce soit «la rock
attitude» a surtout généré de ersatz de rockeurs qui paradent en
look frimeur, et fausses provocations. Et il paraîtrait que même
Indochine fait du rock à l’aube du 3 ème millénaire, c’est dire si
les temps ont changé depuis Jim Morrison...
Les Doors, et Morrison je ne suis pas sûr qu’on aurait fait
copain-copain dans la vie, mais leurs albums restent sur le haut de
la pile des disques qu’on ne range jamais dans la poussière des
rayons bien classés.
Tout ça pour dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à
découvrir «Stash» dont je ne sais pas grand-chose, sinon que la
prochaine fois que je vais galoper on the road avec mon fringant
coursier automobile, qui n’hésite pas à foncer à 135 par vent
favorable, je me mettrai en boucle, «All that fire» Il y a de
l’espace, de l’envol dans cet album, même pas besoin d’avoir la
traduction en french language, la musique parle toute seule.
Et quand je serais rendu à destination, en gros, 5 fois
l’album en boucle, j’ai une bonne stéréo dans mon auto, je vais te
scotcher mon petit fils de 17 ans et demi, en mettant Stash sur la
chaine super hifi qu’on peut pousser à fond les manettes, vu que
dans sa campagne, le plus proche voisin est à 200 mètres, et comme
c’est un bon voisin bien que prof de math, on va lui en faire
profiter.
Je vais contrarier notre ami Mick Jagger, qui disait :
«c’est surtout du bruit que nous faisons, vous êtes gentils
d’appeler ça de la musique». Mick, si tu me lis, écoute Stash, «All
that fire» c’est de la musique, et de la très bonne. Pas d’autre
adjectif qualificatif à ajouter.
Juste un détail, si possible écoutez-le sur une vraie
chaîne, pas sur un MP3 , on parle de vraie musique, celle qui doit
être respectée avec de bonnes conditions d’écoute.
Gunther Verspecht, grande voix , des guitares électriques
somptueuses, allez, hop sur la pile, à côté des Doors, de Django, et
de Nina Simone. Et je crois qu’on en reparlera bientôt de STASH.
Norbert Gabriel
www.stash.be |
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D.M.
STITH - ep trilogy |
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Après la sortie
de son premier album, Heavy
Ghost, en mars dernier, DM Stith a entrepris de sortir 3
EP. Rien d'étonnant que ce collectionneur de remix et de b-sides
nous offre à son tour de quoi revisiter sept de ses titres, le tout
accompagné de quelques reprises.
Sorti en Juillet,
BMB (Be My Baby) a
ouvert le bal en beauté et en douceur, avec la version alternative
de BMB et
Around Lion's Legs, façon quart-d'heure des slows en
beaucoup mieux, de quoi tanguer doucement dans les bras de l'être
aimé, piste de danse dans un palais abandonné, architecture blanche
et harmonieuse, fleurs sauvages dans le jardin laissé à lui-même. La
ville n'est pas loin, l'ami RC Lange (autre artiste du label
Asthmatic Kitty, à recommander aux amateurs d'urban vibes de tout
poil) a tôt fait, derrière sa platine, de transformer l'univers
romantique (au sens noble du terme) de DM Stith en une jungle de
métal chatoyante et agressive. Son Lux prolonge le show sur un
plateau de cinéma transformé en discothèque sauvage.
Viennent enfin
les deux reprises de ce premier EP:
Suzanne, de Randy
Newman et la très attendue Be
My Baby des Ronettes. Toutes deux sont pour DM Stith des
références de premier plan. Il dépasse pourtant les versions
originales, les faisant muter en chansons purement "stithiennes". Il
roule bien un peu des mécaniques en chantant Randy Newman, mais les
polyphonies aériennes ont vite fait de sortir Suzanne de la boue
post-Mississippi dans laquelle la country traine habituellement ses
bottes. Ajoutez à ça quelques cordes, qui vous prennent vite fait
par la taille façon Lee Hazzlewood des grands soirs et vous serez
encore loin du compte.
Quant à
Be My Baby, il fallait
oser passer derrière Phil Spector et Madame, vider la salle de bal
sixties, renoncer à faire ondoyer jupons et chaussettes, pour ne
garder que l'âme à vif d'une supplique amoureuse... Le pari ne se
gagne pas à la première écoute, tant nous sommes loin ici du tube
original ! Mais en insistant on finit par apprécier ce qui,
désormais, ressemble d'avantage à une prière qu'à une invitation à
danser et flirter.
Le "disque"
s'achève avec Lacuna A,
instrumental dont le titre initial était
An Ambiguous Siren, et
qui nous entraine bien en eaux troubles et par temps brumeux.
Le deuxième
volet, Thanksgiving Moon,
reprend les choses au début, avec la version "démo" du titre
éponyme. Démo chez DM Stith ne signifie ni "brouillon", ni "essai";
le morceau était déjà possiblement achevé. On y trouve beaucoup de
fraicheur et de spontanéité, comme s'il s'était mis au piano un
dimanche après-midi ensoleillé, dans cet état un peu second qui suit
les repas en famille un peu trop copieux. On est bien, satisfait,
presque parfaitement heureux et pourtant, un arrière-goût d'ironie à
se rappeler le vrai visage du monde, jette quelques ombres sur la
pelouse noyée de soleil.
Il est temps
alors de partir en campagne, tambours en tête, de défiler dans les
rues comme on chante derrière un cercueil à La Nouvelle Orléans.
Pigs version Marching
Band met en lumière cette même ironie. On règle ses comptes en
douceur mais sans hypocrisie. Les oreilles sont sollicitées de
toutes parts, rythmes aux sons complexes, cuivres harmonieux et la
voix qui vient canaliser tout ça, chaque instrument restant
respectueusement à son service. Les pieds eux, ont du mal à rester
bien sages au sol...
Et on continue de
se trémousser avec le remix de Michna, nous voici déjà au soir, sur
les trottoirs où tomberont bientôt quelques paillettes.
A Soft
Seduction, reprise de David Byrne, autre influence pour DM Stith,
période Talking Heads de préférence. C'est bien la seule qui sonne
comme un hommage, plus que comme une réappropriation. Si l'on
excepte les trompettes en fin de morceau, qui viennent ouvrir
discrètement la porte d'on-ne-sait-quel monde merveilleux, celui qui
succède aux premiers instants d'une rencontre sans doute...
L'ami Rafter
(responsable du mixage de
Heavy Ghost) se charge ensuite à son tour de remixer (a
minima) Thanksgiving Moon.
Et l'on termine
avec Lacuna B,
vocalises aériennes enregistrées au moment où il achevait cet EP.
L'air de rien, comme ça, en passant...
Et enfin, le 8
Décembre dernier, la trilogie s'est parachevée avec
Braid Of Voices. La
cérémonie de clôture s'ouvre avec une version cuivrée de
Braids... On ne sait
plus si l'on va atterrir dans un club de jazz en sous-sol, ou dans
une taverne mexicaine avec mariachis, ou au milieu de quelque
célébration, couronnement, arc-en-ciel en pleine nuit, quelque chose
qui détonne et incite au silence respectueux.
Suit la reprise
d'Easy To Be Around
de Diane Cluck (amateurs de folk précipitez-vous sur l'oeuvre de
cette Américaine) qui parle de diamants abandonnés au fond d'une
mine. Oui. Des diamants, ramassés à la pelle, tellement lourds qu'il
faudra les laisser derrière soi. DM Stith annonçait récemment que
pour son prochain disque il voulait plus de cordes et des choeurs
plus impressionnants, il semble effectivement bien parti pour faire
dans l'ampleur, le souffle. Il s'autorise même une guitare saturée
en fin de morceau, qui vient soutenir toute la fine structure
mélodique en dentelle. Un équilibre puissant, qui s'achève dans des
trompettes au souffle coupé, du bon usage de la technologie
numérique, quand on obtient un effet qu'un humain ne pourrait pas
produire.
Braid Of
Voices est de nouveau remixé, par Clark cette fois, la guitare,
sèche, s'emballe et danse la séguedille souplement, virevolte en
boucle avant de retrouver l'atmosphère solennelle de l'église où fut
créé le morceau.
Puis encore
remixé, par Ensemble, qui se concentre sur l'atmosphère d'un vers: "And in my dreams I watch TV"... Froid constat, tristes
vagues électroniques, images floues et rapidement enchainées.
Confusion du réveil.
Abraham's Song
revu par Bibio devient une chanson de nuit d'insomnie, sons froids
et rythmes électroniques pour yeux fixant les lueurs de la ville sur
le plafond.
Wig, enfin,
mute à l'intérieur de I Heart Lung qui en accentue les reflets de
lumière vive sur de la glace.
Avec ces trois EP,
DM Stith nous offre une vue imprenable sur son processus créatif,
depuis ses influences jusqu'aux ramifications
les plus mutantes de son travail. Quand bien même on ne se
soucierait pas de suivre sa démarche artistique, le résultat est
toujours intéressant, l'invitation à la balade ne se refuse pas,
même par grands froids.
Les trois EP
sont disponibles sur i-tunes.
Leslie Tychsem
www.dmstith.com
www.myspace.com/dmstith |
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Gianmaria
TESTA - solo dal vivo |
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«Chanter, disait mon père, c'est naturel, pas un travail»
Gianmaria Testa flirte avec la France depuis
cinquante ans. Cette histoire d’amour fait assurément de lui le
plus francophone des artistes italiens.
À l’instar d’un Paolo Conte c’est tout d’abord
le public Français qui le découvre avant que l’Italie ne le consacre
enfin comme de ses principaux «cantautori». En plus d’un Paolo Conte, Gianmaria maîtrise et
manie la langue de Molière beaucoup mieux que bon nombre d’artistes
dont c’est pourtant la langue maternelle. Cette double nationalité artistique, Gianmaria
la doit à la réunion et l’enchaînement de plusieurs événements.
Tout d’abord il voit le jour en 1958, dans le
nord de cette Italie frontalière de la France, où les dialectes sont
un savant mélange des deux langues. Ensuite la rencontre avec sa première
productrice Nicole Courtois Higelin qui sera à l’origine de la
production des ses cinq premiers albums, puis de sa productrice
actuelle Paola Farinetti qui conduit désormais la carrière
artistique de Gianmaria tout en continuant à cultiver sa double
appartenance italo-française.
La musiques, les textes de Gianmaria Testa
évoquent la Terre, la Lune et le Ciel, l’Amour, les éléments vitaux
qui constituaient le quotidien de cette famille de paysans dont il
est issu, une famille où tout le Monde chantait, un milieu rural qui
lui a enseigné la beauté de la simplicité, la pudeur mais aussi
l’engagement, l’accueil de l’autre, la générosité et la solitude,
autant d’éléments qui font les caractéristiques de cet artiste hors
du commun.
Une voix grave et suave à la fois qui rappelle à nouveau
cette terre contrastée, lumineuse et austère, douce et rude, de la
région de Cuneo.
En France il aurait pu être le fils d’un Georges Brassens
qu’il affectionne particulièrement ou le neveu d’un Léo Ferré à qui
a il a su à plusieurs reprises et encore récemment rendre un vibrant
hommage. En Italie il fait déjà partie de ces grands chanteurs à
textes, dans la lignée de Fabrizio di André ou Luigi Tenco dont il
remporta le prix prestigieux en 2007.
Artiste complet, Gianmaria Testa sait photographier les
femmes qu’il chantent, peindre la nature tel ce fleuve qui caresse
la mer, écrire et décrire les sentiments qui vont simplement de nous
des hommes, le tout avec un talent incroyable, parce qu’il transpire
tout autant d’émotions que d’humilité, de grandeur et de simplicité. Pour exercer son art, et ensuite mieux le retranscrire, le
communiquer, il a fallu que Gianmaria, après 6 albums, apprivoise
aussi la solitude dont il a su faire son amie et sa complice. Cette
solitude, devenue le miroir de son univers poétique, a donné
naissance à son dernier opus SOLO DAL VIVO, un enregistrement d’un
concert solo donné à l’Auditorium de Rome au début de l’année 2009,
qu’il reproduira à l’occasion d’une tournée française débutant en
février 2010, Rennes, Paris, Toulouse, Pertuis, Palaiseau, Thourotte.
Ce one man show musical résume à merveille quinze années
d’une carrière brillante et sensible, annonçant par la même un
avenir proche tout aussi riche et prometteur.
www.gianmariatesta.com |
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JEUNE
PUBLIC |
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Maurice
REVERDY - 52
chansons vertes et bleues |
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Elles sont agréablement jazzy, elles réinventent les mille
et unes petites grandes histoires des enfants, par petites touches
sensibles, drôles, par tableaux et saynètes du quotidien revu et
rêvé, en notes et en accords colorés, en pâte à modeler les
comptines en chansons du soir ou du matin, de récré ou de goûter,
mais garanties naturelles, sans OGM, ni additifs artificiels ; de la
coccinelle nature, et tout le bestiaire familier du petit monde des
herbes et des fleurs.
Elles ouvrent des espaces imaginaires créés du bout du
doigt, inventés sur mesure, comme le mouton qui est dans la boite du
Petit Prince, exactement.
Les guitares soyeuses se font décoratrices et inspiratrices
de paysages infinis, musiques toujours raffinées, tendres et
pétillantes de vie.
L’inspiration est foisonnante, parfaitement raccord avec la
fantaisie des enfants et des papillons, toujours prêts à
s’enthousiasmer d’un rien qui devient une merveille, un crapaud, une
miette de pain, une chanson gargarisme, ou une chanson polyglotte,
qui fait une initiation rigolote aux english language, on speake à
la mode Shakespeare dès le biberon aujourd’hui, faut vivre avec son
temps.
Et le temps, c’est aussi le potager en deuil et en pleurs à
l’enterrement d’une fraise qui a trop forcé sur les produits
artificiels, tous ces trucs chimico-médico-agro-salopiots qui font
rien qu’à dégueulasser la nature, et les fraises.
Si vous aimez vos enfants, ce dont je ne doute pas si vous
lisez cette page, donnez leur des fraises naturelles, et des
chansons vertes et bleues, un jour, peut-être, ils vous en seront
reconnaissants.
Ce double album regroupe l’œuvre jeune public de Maurice
Reverdy, plusieurs albums qui ont été regroupés, et qui ont eu 4 «F»
Télérama, bravo !
NB : 52 chansons
vertes et bleues est un double CD regroupant 3 albums: les «24
petites chansons pour grandir», «C'est ma planète et autres
chansons» et le nouvel opus «Chansons de sous mon chapeau».
Norbert
Gabriel
www.mauricereverdy.com
www.myspace.com/mauricereverdy |
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Michel JONASZ
- abraham (et yankel) |
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Michel Jonasz est un de ces conteurs magiques qui font
revivre tout un univers par la seule présence des mots, des notes,
et de leur talent à faire vivre des personnages par le magnétisme
de la voix. Décor d’une totale sobriété, comme un paysage de nuit,
dans lequel les images naissent d’un geste, d’une phrase.
Un banc, c’est sur ce banc qu’Abraham l’épicier-cantor et
Yankel le tailleur revivent le temps d’avant, quand la famille
s’agrandissait, quand la vie allait cahin-caha, quand le monde
funambulait au dessus des abîmes. Personnages tendres et drôles,
émouvants, le naïf Yankel, juif sans conviction autre que l’héritage
de 20 siècles de vicissitudes, et Abraham lucide, et fataliste.
Abraham c’est le grand père de Michel Jonasz, il le fait revivre
avec une présence qui m’a fait penser à Raimu, en plus retenu, mais
avec cette humanité profonde camouflée sous l’humour juif le plus
lucide, fatalitaire, dirait Arletty, mais jamais désespéré. Et bien
résolu de demander des explications à Dieu dès qu’il le croisera. Il
est assez dans la vision de Woody Allen « nous sommes le peuple élu
d’un Dieu qui n’existe pas » mais ça n’empêche de l’honorer avec
fidélité. Et en chantant, si Dieu ne manifeste pas son appréciation
des talents du cantor, selon Yankel, les dames et demoiselles n’ont
pas le même détachement.
C’est pas un méchant Abraham, mais quand même, Dieu exagère
ou alors il est distrait.
De toute sa famille, qu’il a généreusement dotée de 7
enfants, seuls deux enfants échapperont à la tourmente, aux douches
d’Auschwitz, l’une étant la maman de Michel..
Dans cette histoire renvoie à un passé qui pour beaucoup
est très loin, c’est de l’Histoire, qu’on apprend à l’école, au même
titre que celle de Vercingétorix, et on découvre soudain qu’Abraham
pourrait être notre grand père, cet épicier cantor qui a quitté la
Pologne pour la Hongrie, qui le chasse aussi, un de ces migrateurs
obligés, comme
Ces gens de
nulle part
Rescapés
d’immenses tragédies
Qu’on nomme
avec pudeur bavures d l’histoire
Il faut partager ce moment dans un petit théâtre, 200
places, une proximité avec le comédien telle, qu’on comprend que
chaque mouvement, chaque souffle d’un spectateur sera perçu par le
comédien, et que ce conteur peut aussi moduler chaque souffle
d’émotion, chaque vibration qu’il suscite dans ce public emporté
dans ce voyage.
Ce spectacle a été créé en Septembre, prolongé jusqu’en
fin d’année, mais une autre prolongation est programmée, à compter
du 11 Janvier, le dimanche à 15 h et le lundi à 20h, au Théâtre de
la Gaité Montparnasse. Et la semaine, Michel Jonasz est en tournée
musicale, faites un tour sur son site, c’est un des plus réussis, et
vous saurez tout.
www.micheljonasz.fr/includes/accueil_fr.html
Norbert Gabriel |
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LE DERNIER LIVRE
DE KRISS |
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Sa voix est une musique, il faut en parler au présent, car
les voix ne meurent jamais. Et ce livre est indispensable à tout
amateur de radio sensible, humaine.
"Dans deux minutes, l'antenne. Moment délicat où l'invité
se décompose. Ses mains tremblent. Le faire rire. Où ai-je mis ma
fiche ? Le distraire. Lui dire deux mots pour qu'il sente que j'ai
compris ce qu'il vient défendre. Tenter une question comme on trempe
un orteil dans la mer. Faire une gaffe, renverser mon verre,
bafouiller, qu'il sache que c'est permis. Essais de voix. je mets
mon casque. Mon casque c'est ma maison, mon cocon. J'écoute fort, à
l'intérieur du son. J'entends les fêlures de sa voix, son souffle.
Tout s'entend, la voix mouillée, la voix qui tremble, celle qui
sourit, qui réclame. Les plaintes les plus lointaines sont inscrites
dans la voix et les rires de l'enfance. Toutes ces voix qui
s'envolent, invisibles et réelles. Est-ce bien raisonnable de
déranger un satellite pour nos élucubrations ? Surtout ne jamais se
poser cette question avant une émission."
La sagesse d'une femme de radio - Co-édition : France Inter /
L'oeil neuf
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DROIT DE CRITIQUE |
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L’écho
des helvètes ?
L’helvète sait parfois être réactif, urticant, incisif, et
prompt à dégainer la rapière, plutôt la plume, en spadassin
expéditif, la preuve ci après.
Oui Dylan est
essentiel
oui Hugues.
Aufray l'a proposé aux français avant tout le monde
oui on a tort
de glousser et le cauchemar psychomoteur est une bonne traduction
MAIS
il y a une
limite à la mièvrerie - et la nostalgie étant hélas toujours ce
qu'elle était -
le baratin de
HF en début de disque est une compo de CP
et le son de
ce disque est sirupeux et mou
Schmol en
duettiste sur la fille du Nord est gras double à souhait
on ne peut
résister à l'écoute de l'opus sans un haut le coeur
pourquoi tant
de violons ?
ce que j'ai lu
dans le doigt m'a dégouté et vous pouvez vous le carrer dans
l'oignon
amicalement
Sarclo
La cause de cet envoi à fleuret guilleret, c’est
là-dessous, dans le dernier numéro, page 4
www.ledoigtdansloeil.com/LDDLO_numero_33.pdf
Lectrices,
lecteurs, contradictrices, contradicteurs, la boite à expression
libre est ouverte, ce n’est qu’un début, continuez le débat (même si
vous êtes belges, ou auvergnats, de Bruxelles ou de Mozac, de
Montréal ou de St Paul des Landes, il suffit que vous soyez
raisonnablement francophones)
Le bouc
maker
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