A L'ÉCOLE DE LA POÉSIE ET DE LA MUSIQUE,

ON N'APPREND PAS, ON SE BAT !

La chanson, la musique qu’on aime devrait avoir comme ambition première de sortir des sentiers connus, de donner à entendre tout ce qui est particulier à l’artiste, ce qui n’appartient qu’à lui, qui est unique, mais qui nous ressemble souvent.

Ce qui exclut l’idée d’école, puisque l’école enseigne ce qui est connu*, et il serait plus intéressant d’innover, d’inventer, de créer. Bien sûr, il faut faire l’apprentissage des langages, et des gammes, ne serait-ce que pour ne pas réinventer l’eau tiède, ne pas dupliquer les recettes de ce qui a marché, option marketing-showbizz...

C’est l’option création qui nous semble la plus intéressante. C’est tout ce qui se nourrit de la vie, de tous les arts, bruts ou sophistiqués, c’est un bouillon de culture qui fait émerger l’inattendu, parfois... Sur un terreau de faits quotidiens, brouillons, inquiétants, il y a toujours une fleur rebelle qui émerge des parterres convenus. C’est elle qu’on guette, qu’on attend, qu’on espère... 

 

     

 

Parmi les chansons de saison, « Le temps des cerises ». On pourrait y ajouter quelques couplets sur « Le temps des noyaux » car il semble que pour la confiture de cerises, c’est le principe d’Alice qui prévaut depuis quelques temps, je résume :

- "La règle en ceci est formelle : confiture demain et confiture hier, mais jamais confiture aujourd'hui."  dit la Reine
-"On doit bien quelquefois arriver à confiture aujourd'hui", objecta Alice.
-"Non, ça n'est pas possible," dit la Reine. "C'est confiture tous les autres jours, voyez-vous bien."
-"Je ne vous comprends pas
" avoua Alice. "Tout cela m'embrouille tellement les idées !"

Embrouiller les idées, quelle drôle d’idée ! Comprend qui peut, comprend qui veut.

Depuis Lewis Carroll et Le temps des cerises, il semble qu’on ne soit pas arrivé au temps de la confiture aujourd’hui. Mais on peut rêver aux lendemains qui chantent la confiture pour tous les jours. (ou la crème de marrons...)

 

Le bouc maker

 

(Avec Léo Ferré pour introït, et Lewis Carrol pour les tartines)

* et surtout rien qui serve l'individualité. Des règles, des lois, des courants, des étiquettes. Apprendre à savoir tout ce que sait tout le monde, à faire tout ce que fait tout le monde et comment le faire conformément au modèle social...

      

 
 

Quand 3 électrons libres se prennent par la main...

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