| |
|
édito
La chanson, art populaire par excellence,
entre souvent dans nos vies par effraction.
«La danse des canards» je n’ai
jamais eu ce disque en ma possession, et pourtant... «Cadet
Rousselle» non plus, mais c’est un autre folkore... Les télés
crochets montrent bien qu’il y a un attachement quasi viscéral,
le public, le plus souvent applaudit la chanson du répertoire
plus que les postulants à la starisation showbizesque. Le disque
se porte de plus en plus mal, mais la scène est vivante, on sort
se faire une toile, une pièce, un concert. Parfois on sort boire
un coup entre potes, avec un saltimbanque qui s’agite en scène,
qu’est-ce qu’il en pense le public, de ces buveurs distraits et
des serveurs agités ? C’est plutôt urbain (!) ces travers de
spectateurs vaguement blasés, mais ailleurs, au-delà des périph’
il y a des publics heureux d’aller applaudir sans questions
existentielles, sur les arts majeurs, mineurs, sur la variété,
ou la bonne chanson estampillée bord de Seine.
|
|
 |
|
Et parfois, il me semble que le
public doit être aussi acteur pour que le spectacle soit réussi.
(...) «Si c’est agréable, c’est
qu’il y a un public, un public qui écoute, qui vibre, qui rit,
qui pleure, qui s’inquiète. Un public qui ne passe pas le temps
de la représentation à chercher quelque commentaire brillant à
servir aux amis. Un public qui regarde le spectacle pour
lui-même. Par plaisir, passe-moi l’expression, car voici bien
une notion qui a complètement disparu de nos contrées
septentrionales. Tu te rends compte ? Du plaisir !»
Pierre Charras - Comédien
Je suis de ce public-là. Quand je
vois des spectateurs, le verre à la main, piapiater, au pied de
la scène, parfois dos à la scène, j’ai mal pour ceux qui sont
sur la scène. Et j’ai des pulsions – contrôlées - de
représailles contondantes. Et je pense au Rock’d’Roll cowboy de
Nino Ferrer...
Ils écoutent la musique comme on
regarde passer les trains
Moi, je me sens tout seul, sous le
feu des projecteurs (..)
Et moi j'avance de plus belle, à
grands coups de décibels
Pour garder dans mon théâtre tous
ces bovins opiniâtres
Qui vont de l'autre côté parce que
c'est mieux éclairé !
Et puisque le joli Mai invite à la
ritournelle, aux jours fériés, et aux premières cerises, entre
deux clafoutis, et trois rayons de soleil, quatre vers, pour
faire le point, et le bilan.
C’est un autre avenir qu’il faut
qu’on réinvente
Sans vérité tracée sans lendemains
qui chantent
Au nom de l’idéal qui nous faisait
combattre
Et qui nous pousse encore à nous
battre aujourd’hui.
Le bouc maker
avec l’amicale, et plus ou moins
tacite participation de Pierre Charras, Nino Ferrer, et Jean
Ferrat. |
|
|
|
|
|
|
|
| |
| |
partenariat |
|
| |
tranches de
scènes / du son
dans les feuilles / le set /
la
reine blanche
> en savoir plus
|
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
| |
| |
dans ce numéro |
|
| |
Jean-Louis Murat au Bataclan,
Stéphane Sirkis /Indochine, Claude Astier et Dominique Mac Avoy,
Catleya, Chappell Hill, Gilbert Laffaille et Nathalie Fortin en
public, Super Bravo, Elysians Fields, District 9, Elisabeth Nancy,
Mattéah Baïm, Mike Stern, Fredo Viola, The Postmarks, Frasiak,
Jean-Marie Loubry, Loraine Félix, Michèle Bernard, Elisabeth Caumont,
Luce, Owl City, Nilda Fernandez, Foulquier : La première gorgée de
bière, François Morel en scène, Buzy, Gil, Gaêlle Vignaux Natacha
Ezdra : Jour Ferrat, ¨Premier mai : Jour Ferré, Fées Do Do (Jeune
public), Livres : Stéphan Zweig et Romain Rolland, Décryptages
: Les salles à la une : La Reine Blanche, Le Set de la Butte, Médias
: Caroline Loeb en rage, La mare aux mots, La chronique d’Ignatus,
Le point de vue de Gilbert Laffaille, Les carnets berlinois, le billet d'ignatus,...
et la nouvelle rubrique
> le doigt dans le temps |
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
|